Déficit calorique
La perte de masse grasse suppose de dépenser davantage d'énergie que l'on n'en apporte. Ce principe est solidement établi, mais il est bien plus lent et bien moins linéaire que les promesses commerciales ne le laissent croire, et il ne dit rien de la façon saine d'y parvenir.
De quoi se compose la dépense
Le métabolisme de repos, c'est-à-dire ce que consomme l'organisme sans rien faire, représente la plus grosse part, souvent les deux tiers. S'y ajoutent l'effet thermique des aliments, l'activité physique volontaire, et une composante souvent oubliée : l'activité spontanée, les déplacements, les gestes, la posture, qui varie énormément d'une personne à l'autre et qui diminue naturellement lorsque l'apport baisse. C'est l'une des raisons pour lesquelles un déficit calculé sur le papier produit rarement le résultat attendu.
Un déficit modéré
Les recommandations convergent vers une perte lente, de l'ordre de quelques centaines de grammes par semaine, obtenue par un déficit modéré. Les restrictions sévères font perdre plus vite, mais une part importante de cette perte concerne l'eau et la masse musculaire, et la reprise est presque systématique. Maintenir un apport suffisant en protéines et conserver une activité de renforcement musculaire limite cette perte de muscle.
Le plateau
Après quelques semaines, la perte ralentit puis s'arrête, alors que rien n'a changé dans les habitudes. Ce plateau n'a rien d'anormal : un corps plus léger dépense moins, le métabolisme s'ajuste, et l'activité spontanée diminue. Il ne s'agit pas d'un blocage à forcer par une restriction supplémentaire, qui ne ferait qu'accentuer le phénomène, mais d'un palier à accepter, éventuellement à accompagner d'une hausse de l'activité plutôt que d'une baisse des apports.
Ce que ne font pas les compléments
Aucun produit dit brûleur de graisse n'a démontré d'effet cliniquement significatif sur la composition corporelle. Les substances qui agissent réellement sur le métabolisme relèvent du médicament et de la prescription. Si la question du poids vous préoccupe durablement, un médecin ou un diététicien nutritionniste apporteront un cadre bien plus utile qu'un complément acheté en ligne, et indispensable si l'alimentation devient une source d'anxiété.