Protéines et satiété

Parmi les trois macronutriments, les protéines sont celles dont l'effet rassasiant est le mieux documenté. Cela ne fait pas d'elles un aliment amaigrissant, mais cela explique pourquoi un repas qui en contient tient plus longtemps.

Trois mécanismes

Leur digestion consomme davantage d'énergie que celle des glucides et des lipides, phénomène mesurable quoique modeste. Elles ralentissent la vidange de l'estomac. Elles modifient enfin la sécrétion des hormones digestives impliquées dans la sensation de faim. L'effet combiné se traduit, dans les études d'intervention, par une réduction spontanée de la prise alimentaire au repas suivant.

Répartition et excès

Les habitudes françaises concentrent les protéines sur le dîner et en laissent très peu au petit-déjeuner. Rééquilibrer, en ajoutant un œuf, un laitage ou du fromage le matin, change souvent davantage la sensation de faim de la matinée qu'une modification du total quotidien.

Au-delà des besoins en revanche, l'excédent est oxydé et n'apporte rien. Les apports très élevés, parfois conseillés dans le milieu de la musculation, n'ont pas montré de bénéfice supplémentaire chez une personne non entraînée, et ils appellent une vigilance particulière en cas d'atteinte rénale. Une alimentation variée couvre les besoins de la quasi-totalité des personnes sans recours aux poudres.