Cardio et renforcement musculaire

L'opposition entre les deux est largement artificielle : ils n'agissent pas sur les mêmes leviers et se complètent. La question utile n'est pas lequel choisir, mais dans quelle proportion et selon quel calendrier.

Ce que fait le travail d'endurance

Il augmente la dépense pendant la séance, améliore la capacité cardiorespiratoire, la tension artérielle et le profil lipidique. Son effet sur la composition corporelle pris isolément reste modeste, l'organisme compensant partiellement par une baisse de l'activité spontanée et parfois par une hausse de l'appétit.

Ce que fait le renforcement

Il préserve, voire développe la masse musculaire, ce qui compte doublement : le muscle consomme de l'énergie au repos, et c'est lui qui est perdu en premier lors d'une restriction alimentaire mal conduite. Il améliore aussi la densité osseuse, l'équilibre et la fonction articulaire, bénéfices qui prennent une importance croissante avec l'âge.

Organiser la semaine

Les recommandations internationales tiennent en deux chiffres : au moins 150 minutes d'activité d'endurance d'intensité modérée par semaine, et deux séances de renforcement musculaire sollicitant les principaux groupes. C'est un plancher, pas un objectif, et il se répartit librement. La régularité compte davantage que l'intensité : trois séances tenues sur un an valent mieux qu'un programme ambitieux abandonné en 6 semaines. En cas de maladie chronique ou après une longue interruption, un avis médical avant de reprendre est la règle prudente.